Qu'ils reçoivent des soins dans un établissement de santé ou à domicile, tous les patients sont exposés aux risques d'erreur médicale. Selon une étude phare effectuée par l'Institute of Medicine (IOM), intitulée « To Err Is Human: Building a Safer Healthcare System », plus de 98 000 Américains meurent chaque année des suites d'erreurs médicales variées. Un rapport de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) publié en 2004 et intitulé « Healthcare in Canada » confirme que jusqu'à 24 000 Canadiens décèdent chaque année pour des raisons similaires. Le rapport stipule également ce qui suit :
- 7,5 % des patients admis dans les hôpitaux de courte durée non spécialisés au Canada ont subi un événement indésirable;
- 24 % des événements indésirables étaient liés à un médicament ou à une solution.
Le processus relatif à l'utilisation de médicaments en milieu hospitalier comporte quatre étapes :
- La prescription (le médecin indique quel médicament un patient devrait recevoir, quand et selon quelle dose)
- La transcription (lorsque la prescription est entrée dans le système informatique de la pharmacie)
- La distribution (lorsque la pharmacie livre le médicament à l'étage où est hospitalisé le patient)
- L'administration (la dernière étape, lorsque l'infirmière administre le médicament au patient)
Les erreurs liées aux médicaments peuvent survenir à n'importe quelle de ces étapes. Si plusieurs sont heureusement détectées pendant la prescription, la transcription et la distribution des médicaments, on déplore cependant que celles qui surviennent pendant l'administration ne soient pratiquement jamais interceptées, comme le démontrent les données de l'étude clé effectuée par Leape, et al. Ces dernières sont donc responsables de 51 % des événements indésirables potentiels et évitables. C'est pour cette raison que Hospira concentre ses efforts sur l'étape d'administration des médicaments.
Pour aider à réduire les risques d'événements indésirables, les professionnels ont déterminé les types d'erreurs qui surviennent pendant le processus d'utilisation des médicaments dans les hôpitaux.
La mauvaise dose et le mauvais médicament représentent les deux principales erreurs. Ce sont elles qui sont en cause dans 39 % des cas.
Les cinq « B » de l'administration des médicaments sont :
- le bon médicament
- la bonne dose
- le bon patient
- le bon moment
- la bonne voie d'administration
La confirmation du médicament à administrer, de la dose, du nom du patient, du moment et de la voie d'administration peut permettre d'éviter des erreurs médicamenteuses au chevet du patient et donc de prévenir un événement indésirable. Les systèmes de gestion de médicaments dotés d'un lecteur de codes à barres, sont destinés à aider le personnel soignant à confirmer ces cinq
« B » et à commettre moins d'erreurs.
Hospira s'engage à aider les hôpitaux à réduire les erreurs médicamenteuses et à accroître la sécurité des patients en apposant des codes à barres sur tous les médicaments injectables et sur toutes les solutions intraveineuses. D'ailleurs, la technologie de lecture des codes à barres a été intégrée à plusieurs de ses appareils à perfusion.